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Edito février 2012

Bonjour,

Vous avez certainement eu connaissance par la presse de la fermeture d’un géant du téléchargement direct Mega –Uplaoad.
Les effets collatéraux sont considérables et entraînent la destruction de la plus gigantesque médiathèque collaborative du monde.
Des trésors viennent de disparaître, toute une mémoire culturelle internationale, une montagne d’œuvres qui n’ont jamais été rentables, souvent conservées par la volonté de quelques uns.
Cette fermeture, permettant de lutter contre la contrefaçon des œuvres les plus visibles nous oblige à un début de réflexion.
Direct download tirant des bénéfices de l’exploitation d’œuvres protégées était difficilement défendable. Les internautes auront néanmoins beaucoup de mal à se passer de l’accès à un catalogue gratuit quasi exhaustif des œuvres transposables sur un support numérique.On constatera simplement une augmentation du trafic sur les réseaux peer to peer.
Au lieu de chercher à intégrer ces modes de consommation et de partage, les ayants droits n’ont vu dans l’opération menée par le FBI qu’une bataille gagnée contre le piratage.
Il est évident que les internautes ne vont pas en rester la, même si l’arsenal répressif s’intensifie.
Le bon sens nous obligera néanmoins à entrevoir des modes de consommation moins radicaux. Les industries culturelles se sentent de plus en plus menacées, et l’artiste a compris qu’il était capable de gérer sa carrière avec beaucoup plus d’efficacité que par le passé.
Le critique  anglais Simon Reynolds a une pensée qui définit bien le nouvel ordre des choses : ‘ Par le passé, être collectionneur revenait à dire : je veux mettre la main sur quelque chose que personne d’autre ne possède.’ A l’heure de l’essor des blogs de partage de raretés, le discours est le suivant : Je viens de mettre la main sur quelque chose que personne d’autre ne possède, et je vais immédiatement le rendre disponible pour tout le monde.
Les politiques doivent prendre conscience de ces nouvelles donnes, trouver des parades au tout gratuit, sans que cela remette de quelque façon que ce soit l’accès à une information libre et indépendante.
Très cordialement
Bernard Job



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Edito janvier 2012

Bonjour à Tous

Je viens de consulter quelques éléments donnés sur la fréquentation du site de Perspectives Musicales.
Les points qui apparaissent sur les différentes cartes du monde sont, aujourd'hui, plus révélateurs d'une  simple curiosité que d'un véritable engouement. Cependant  je n'imaginais pas que, quelques mois seulement après la création du nouveau site, nous aurions des visiteurs issus d'une quarantaine de pays.C'est un tout premier pas encourageant.

Les principes que nous développons, mes amis et moi-même, ne sont en rien innovants, mais  ne reposent plus aujourd’hui sur des voeux pieux permettant à beaucoup d’entre nous d’attendre des jours meilleurs, et  de considérer égoistement que les autres peuvent à notre place subvenir à la misère morale et physique.

Le monde change, les états se désengagent, laissant les petites et moyennes associations, souvent non préparées à cette mutation, subir de plein fouet la crise et sombrer parfois, elles aussi, dans la précarité qu’elles combattent.
Les musiciens eux, sont souvent désemparés, réfugiés dans leur attentisme, pensant trop souvent que leur talent va forcément un jour avoir une reconnaissance.

Le CD physique est mourant.
Le streaming (écoute gratuite) est maintenant un mode de consommation mondial.
Nous avons, mes amis et moi même créé Perspectives Musicales parce que nous sommes assurés que nous assistons en ce moment à un bouleversement général des modes de réflexion et de consommation.
Il est clair que nos ainés n'ont pas l'habitude du téléchargement, mais je gage que dans une petite dizaine d'année, ce mode d'achat sera totalement intégré dans nos principes de consommation.

Notre volonté pour 2012 est d'apporter un peu d’optimisme dans ce marasme, de respecter tous  les acteurs économiques: agents, petits labels, musiciens…
Nous abordons seulement la crise, personne, aucun économiste, aucun banquier, aucun gourou proche des milieux politique, n'est capable d'avoir une vision sur les mois à venir et ce qui va réellement se passer ...
Les principes qui permettent d'avoir une ouverture vers l'autre avec les succès que l'on connait, à l'instar du micro crédit, sont aujourd'hui encore balbutiants  et presque totalement marginaux, le seront ils toujours demain?

Le musicien peut et doit être conscient qu’il est sa propre entreprise. Il en sera chaque jour un peu plus convaincu,quand il constatera que les subventions n’arrivent qu’a petites doses.

Nous continuerons à aider  les associations caritatives en leur versant l'intégralité de la part des bénéfices réalisés par les différents labels -disque physique et téléchargement.
Nous les aiderons à acquérir plus de visibilité en organisant en collaboration des manifestations et en leur donnant l’intégralité des recettes.

Nous reverserons des royalties aux musiciens, nous remboursons les producteurs de leur investissement, nous payons la Sacem et encourageons les compositeurs à nous rejoindre…

Si vous êtes intéressés par les principes que nous développons, si vous connaissez des acteurs de la vie publique: associations, musiciens professionnels, qui peuvent bénéficier de ce petit courant d’air, faites leur connaître Perspectives Musicales

L'équipe de Perspectives Musicales et moi-même vous présentons tous nos voeux de bonheur pour cette nouvelle année qui, souhaitons le, sera propice en éléments plus positifs que ceux développés dans ma rubrique

Très Cordialement

Bernard Job